mercredi 26 avril 2017

Avec toi malgré moi ; Vi KEELAND et Penelope WARD.

Édition : Hugo Roman
          Collection New Romance.
Prix : 17 €
Sortie : 13/04/2017
Pages : 406

Avec toi malgré moi
Vi KEELAND et Penelope WARD.



Résumé.

Un homme et une femme que tout oppose. 
Une rencontre imprévue.

Le début de la relation de Soraya et Graham est un peu chaotique : il ne lui a pas fait très bonne impression. Elle le trouve désagréable et arrogant, un homme d'affaires typique, tout ce qu'elle n'aime pas. Et quand elle va lui rapporter son téléphone qu'il a perdu dans le train, après avoir
soigneusement exploré ses données personnelles, elle va constater qu'elle ne s'est pas trompée.

Ou peut-être que si.
Peut-être que Graham est plus que ce qu'elle a découvert ce matin-là. Ou alors peut-être que leurs différences les rapprochent.
Mais ni l'un ni l'autre ne veut que leur relation commencée de si étrange façon s'arrête.
















Je remercie les éditions Hugo&Cie ainsi que la collection New Romance pour l’envoi de ce service-presse.

Dans « Avec toi malgré toi » nous allons faire la connaissance de deux personnages que tout oppose. Soraya est une femme d’origine italienne, toute en formes et en charme, excentrique et directe. Elle travaille pour une journaliste qui se charge du courrier du coeur, enchaîne les relations sans se prendre la tête car, pour elle, les hommes sont source de déception. 
Graham, lui, est tout l’inverse : sérieux, sévère et respirant la suffisance, il a créé une entreprise qui l’a rendu riche. Il est beau et il le sait, mais il ne se laisse tout de même pas approcher de trop près par les femmes, ne voulant plus d’une relation sérieuse après avoir eu une grosse déception amoureuse.
Ces deux êtres que tout oppose n’étaient pas censés se rencontrer. Or, un jour, leurs chemins vont se croiser dans le métro. Graham perd son téléphone et c’est Soraya qui le récupère. Elle va alors essayer de le rencontrer de nouveau, pour le lui rendre et c’est de ce coup du hasard que leur quotidien va changer à jamais.

« Cocky Bastard », le précédent livre écrit par Vi KEELAND et Penelope WARD m’avait fait passer un véritable bon moment de lecture alors que je ne m’y attendais absolument pas. J’étais donc plus qu’impatiente de plonger dans cette histoire, m’attendant à être tout aussi agréablement surprise par ce nouveau récit. 
Malheureusement, ce fut tout le contraire.

« Avec toi malgré moi » est, pour moi, un condensé de clichés que l’on retrouve dans ce genre de romances. 
Ils sont tous les deux beaux et jeunes. Soraya a un caractère bien trempé et a une tendance assez surprenante à dire la vérité, même si elle fâche.. Mais ce n’est pas grave car elle est quand même incroyablement belle. Quant à Graham, il est patron de son entreprise, il est riche et a un caractère de merde. Il est colérique et a une tendance à vouloir dominer qui que ce soit, dans tous les domaines. Oui… Il est un véritable clone de Christian Grey, et le pire c’est qu’à un moment donné dans l’histoire, il signe ‘de lui-même’ un mail « 50 nuances de Graham »…
Ces portraits ne sont pas très positifs, mais plus d’une fois j’ai levé les yeux au ciel car ils étaient vraiment trop clichés. Malgré cela, le fait qu’ils soient ainsi nous emmène quand même à des scènes comiques qui nous font passer de bons moments. Certains dialogues sont aussi plutôt croustillants et plaisants à suivre.

En plus des personnages principaux, la temporalité est également mal travaillée.
Ils se rencontrent et tout va tellement vite entre eux. Trop vite. On a à peine eu le temps de prendre une inspiration qu’ils en sont déjà à sortir ensemble. Sans compter toute l’évolution de leur relation qui me fait encore penser à celle de Christian et Ana. C’est dommage car, au final, on ne croit pas à cette histoire, on ne pense pas que cela puisse être vraisemblable. 
Autant dans « Cocky Bastard » les auteurs ont laissé passer énormément de temps dans leur livre, autant ici on a l’impression d’avoir troqué le TER pour monter dans un TGV. 

Malgré cela, il y a quelques moments plutôt émouvants. 
Les personnages ont vécu des évènements terribles et vont continuer encore dans le livre à en vivre. Ce sont des sujets qui peuvent toucher tout le monde : du divorce à l’abandon, de la perte de confiance en soi à la déception amoureuse. Chacun peut se retrouver dans l’un ou l’autre des personnages et l’on ressent facilement de l’empathie pour eux.

La fin n’est pas très surprenante, à l’image de l’histoire en général.
Les derniers rebondissements ne sont pas tellement une surprise car l’on sent arriver le pot aux roses.
Malgré tout, le final nous offre des scènes très sentimentales et plutôt mignonnes, et on a même l’heureux plaisir de revoir la chèvre du précédent tome.




En conclusion, « Avec toi malgré moi » m’a déçue. Vi KEELAND et Penelope WARD avaient réussi à me charmer avec « Cocky Bastard », mais ici ce n’est malheureusement pas le cas et j’ai vraiment l’impression d’être passée à côté de cette histoire. Il y a beaucoup de clichés, de scènes et de personnages que l’on retrouve dans beaucoup d’autres romances de ce genre. Malgré cela, on passe un moment léger et agréable, mais ce n’est pas une histoire qui me restera en tête.






Un livre à lire cet été, pour passer le temps agréablement.









Avez-vous lu ce livre ? 

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lundi 24 avril 2017

Marked Men, tome 4 : Nash ; Jay CROWNOVER.

Édition : Hugo Roman
          Collection New Romance.
Prix : 17 €
Sortie : 16/02/2017
Pages : 421

Marked Men, tome 4 :
Nash
Jay CROWNOVER.



Résumé.

Saint Ford, infirmière, concentrée sur son travail, dévouée à ses patients, n’a pas de place pour l’amour dans sa vie. Elle n’a pas besoin d’un homme – surtout quand il s’agit du canon inoubliable qui l’a détruite au lycée.

Le sombre et mystérieux Nash Donovan ne se rappelle peut-être pas d’elle, ni de la douleur qu’il lui a causée. Mais il a chamboulé son monde... Et il risque de recommencer.
Nash n’est plus le joueur prétentieux qu’il a été. Dévasté par la découverte d’un secret de famille, il essaie difficilement de comprendre son futur. Il ne peut pas être distrait par la jolie infirmière qu’il croise partout. Mais il ne peut ignorer les étincelles entre eux, ni le fait qu’elle semble le fuir.

Mais la Saint douce, rigolote et canon, est bien trop géniale pour qu’il renonce. Quand Nash découvre la vérité sur leur passé, il réalise qu’il a peut-être déjà perdu son coeur avant même de s’être battu pour elle. Maintenant, Saint doit décider : Nash vaut-il la peine de risquer son coeur à nouveau ?
















Si vous me suivez depuis quelques temps, vous n’êtes pas sans savoir que Jay CROWNOVER est devenue l’une de mes auteurs favoris. Elle a su me faire aimer son univers sombre et à la fois coloré de sa série « Marked Men » et j’en suis vite devenue accro. Alors c’était peu dire que j’en attendais beaucoup des prochains tomes de cette saga que je porte particulièrement dans mon coeur.

Dans le tome 4, c’est l’histoire de Nash et Saint qui y est narrée. 
Nash a vécu une enfance difficile, avec son père qui l’a rejeté et qu’il n’a jamais connu et sa mère qui lui a préféré son beau-père. Malgré ces déceptions qui ont fait que son adolescence était très chaotique, il a réussi à trouver un équilibre grâce à sa bande d’amis, à son travail au salon de tatouages et surtout grâce à son oncle, Phil.
Seulement, tout va basculer lorsqu’il va retrouver Phil inanimé. Emmené à l’hôpital, le verdict tombe : il a un cancer des poumons et ses jours sont comptés.
Dans ce chaos, il va revoir une infirmière rousse qui ne le laisse pas indifférent : Saint. Alors qu’il essaie d’apprivoiser la jeune femme à la crinière de feu, cette dernière cache aussi son lot de chagrins et de peurs. 

Oui, j’ai un peu honte de le dire, mais pour être honnête avec vous j’ai trouvé la première moitié du livre terriblement longue et plutôt ennuyeuse. Vous savez combien je porte Jay CROWNOVER et son univers dans mon coeur et donc combien cela me coûte de dire cela.
J’ai trouvé que l’auteur prenait trop de temps à reposer les bases de son histoire, mettant longtemps à développer certains éléments et en même temps à ressasser souvent les mêmes choses. C’était lourd, redondant et au bout d’un moment plutôt ennuyeux.

Cette lourdeur est également accentuée par le fait que les personnages principaux ne se dévoilent pas vraiment. Nash et Saint sont des boules d’émotions derrière des masques de fer. Ils se cherchent, s’évitent et un jeu du chat et de la souris se met en place sans qu’ils ne s’en rendent vraiment compte. Le fait d’être dans l’attente et dans le flou, de voir Saint si hésitante, c’est très frustrant. Combien de fois j’ai eu envie de la secouer pour qu’enfin elle se décide, qu’elle arrête de se chercher des excuses et qu’elle avance ! 

Saint est un personnage à deux facettes qui ne rend personne indifférent. On l’aime ou pas, mais le fait qu’elle soit aussi indécise m’a vraiment déplu. Je peux comprendre que, vu son passif, elle soit si peu confiante, mais j’aurais préféré que son évolution soit plus rapide car elle ralentit considérablement le déroulement de l’histoire. Heureusement que son empathie la rend plus attachante, sinon elle aurait été vraiment détestable. 
Nash, quant à lui, m’a plutôt surprise. Il s’ouvre facilement et est foncièrement gentil. J’ai été vraiment sensible lorsqu’il se livre, lui et ses doutes.
J’ai été, comme d’habitude dans chaque nouveau tome de « Marked Men », plus que ravie de retrouver les héros des précédents livres. Ils évoluent tous, chacun à leur rythme et c’est comme revoir des membres de sa famille à chaque fois. On est vraiment contents et heureux d’en apprendre plus sur eux et de continuer à les suivre, même de loin.

La romance mise à part, les thématiques que l’on retrouve sont dures, mais sont pour la plupart déjà traitées dans d’autres livres de ce genre. Le divorce, le cancer, la mort, l’alcoolisme, la peur et le dépassement de soi. Le mystère autour du père biologique de Nash s’éclaircit très rapidement, donc il n’y a aucune quête, aucun mystère à résoudre ni gros challenge à relever. Peut-être que le manque de défi dans ce tome enlève tout le piquant que l’on trouve habituellement dans les histoires de Jay CROWNOVER ? 

Le final est tel qu’on l’attend, sans surprise, mais avec beaucoup de nouveaux éléments qui sont mis en place. Un nouveau salon de tatouage qui va introduire la série spin-off de Jay CROWNOVER, « Saints of Denver » ( ou « Clash » à paraître aux éditions Harlequin ), mais également la venue d’un nouveau personnage qui va retourner la tête de Rowdy, le prochain Marked Men mis à l’honneur. De quoi nous rendre impatient de découvrir les prochains livres de cet auteur !




En conclusion, « Marked Men, tome 4 : Nash » est un tome qui ne m’a pas totalement convaincue. Jay CROWNOVER nous plonge de nouveaux avec plaisir dans l’univers de nos tatoueurs ténébreux, mais l’histoire peine à démarrer. Plus un tome de transition qu’autre chose, ce chapitre de l’histoire permet à l’auteur d’ouvrir la voie à son autre série, tout en installant l’intrigue du prochain tome. Pour une fois, je suis plus curieuse de découvrir la suite de « Marked Men » que triste d’avoir terminé cet épisode.






Un livre à lire pour son côté sentimental qui est plus mis en avant que dans les autres tomes de cette série.









Avez-vous lu ce livre ? 

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samedi 22 avril 2017

Là où tu iras j'irai ; Marie VAREILLE.

Édition : Mazarine.
Prix : 17,90 €
Sortie : 15/03/2017
Pages : 358

Là où tu iras j'irai
Marie VAREILLE.



Résumé.

Isabelle a 32 ans, un chihuahua nain prénommé Woody-Allen et une carrière d’actrice comparable à celle du Titanic : prometteuse en théorie, catastrophique en pratique. 

Le jour où elle refuse la demande en mariage de l’homme qu’elle aime, sous prétexte qu’elle ne veut pas d’enfant, elle se retrouve à la rue, avec pour toute fortune vingt-quatre euros sur son compte en banque. Elle est alors forcée d’accepter le seul travail qu’on lui propose : utiliser ses talents de comédienne pour séduire Jan Kozlowski, un jeune veuf sur le point de se remarier. 

La voilà donc partie en Italie, dans la maison de vacances de la richissime et déjantée famille Kozlowski. Seule ombre aux deux semaines de dolce vita qui se profilent : pour exécuter en toute discrétion sa mission « séduction », Isabelle devra jouer le rôle de l’irréprochable nanny anglaise de Nicolas, 8 ans, qui n’a pas prononcé un seul mot depuis la mort de sa mère cinq ans plus tôt. Isabelle est bien loin d’imaginer à quel point cette rencontre improbable avec ce petit garçon blessé par la vie va bouleverser sa vision du monde. 

Une comédie pétillante, pleine d’humour et d’émotions.















Je remercie chaleureusement les éditions Mazarine ainsi que Marie VAREILLE pour m’avoir permis de découvrir son nouveau roman.

« Là où tu iras j’irai » va nous raconter l’histoire d’Isabelle, une trentenaire qui va voir son quotidien bouleversé lorsqu’elle refusera la demande en fiançailles de son copain, Quentin, avec qui elle est en couple depuis plus de cinq ans. La raison est simple : il veut des enfants, elle non, et ce différent sonne la fin de leur histoire d’amour.
A la rue et sans le sou, sa carrière d’actrice ne décollant pas et son CDD chez Macdo ne l’aidant pas vraiment à subvenir à ses besoins, elle va se voir proposer un travail par une adolescente, Adrianna. Officiellement, elle doit remplacer sa nourrice et venir en Italie chez sa grand-mère pour la garder elle ainsi que Zoe et Nicolas, sa soeur et son frère. Officieusement, elle doit draguer leur père et faire rompre les fiançailles entre lui et Colombe, une coach bien-être trop parfaite pour être supportable.

Ce nouveau livre de Marie VAREILLE m’a semblé très différent de « Je peux très bien me passer de toi ». Cette histoire est une comédie pure et dure, tout en ajoutant plusieurs sous-genres de manière très subtile, mais mettant vraiment l’aspect ‘comédie’ sur le devant de la scène. J’avoue avoir été déstabilisée pendant les premiers chapitres, ne m’attendant pas vraiment à ce que les évènements soient à ce point tournés au comique et à la dérision, mais l’on s’y habitue plutôt rapidement et l’on rigole beaucoup dans la plupart des chapitres. Cela amène également son lot de citations complètement loufoques, toutes hilarantes et croustillantes à souhait. 
Alors, au final, même si au début on a du mal à croire en la véracité des évènements qui se déroulent dans cette histoire, on se laisse porter par la plume de Marie VAREILLE et par son humour complètement déjanté.

En opposition à cela, l’histoire cache sa part de drame. Cet aspect est emmené avec la famille d’Adrianna. Elle, son frère et sa soeur ont perdu leur mère qui s’est suicidée. Ils cachent leurs lots de problèmes et de peine chacun à leur manière : derrière un sourire, derrière de colère, derrière le silence.
J’ai beaucoup apprécié les chapitres mettant en scène Nicolas, le petit frère d’Adrianna, qui nous émeut à chacune de ses apparitions. C’est celui qui parle le moins, mais qui finalement véhicule le plus d’émotions. Marie VAREILLE a fait un travail exceptionnel avec ce personnage qui ne peut que nous serrer le coeur à chaque fois que l’on croise son chemin.

Il y a également une petite partie enquête, qui apporte de la profondeur au récit. On essaie de chercher, à l’instar d’Isabelle, qui se tapit dans l’ombre et tire les ficelles. On ne trouve pas immédiatement le coupable, alors le pari est plutôt réussi de ce côté-là.

Les chapitres sont la plupart du temps très courts, ce qui empêche de vraiment s’attacher aux personnages. Cet éloignement est encore plus marqué par l’utilisation de la troisième personne du singulier ( il/elle ) plutôt que du ‘je’. C’est plutôt déstabilisant de prime abord, mais ça permet de mettre en valeur le côté comédie avec plus de puissance.

Le final est assez surprenant et a pris une route que je n’attendais pas. J’ai apprécié être surprise, même si j’aurais préféré une autre fin, mais j’en suis satisfaite malgré tout.




En conclusion, « Là où tu iras j’irai » est une comédie pétillante comme on les aime. Marie VAREILLE nous fait rire, nous émeut et nous attendrit. Malgré un récit un peu trop rocambolesque pour être vraisemblable, on se surprend à en redemander encore.
Marie VAREILLE s’installe petit-à-petit dans le panthéon des auteurs de comédies françaises. En tout cas, pour ma part, elle est devenue l’un des auteurs dont je ne louperai plus jamais la sortie de ses prochains livres. 
Si vous n’avez jamais lu de roman de Marie VAREILLE, foncez : vous ratez quelque chose !






Un livre à lire cet été, avec un bon mojito.









Avez-vous lu ce livre ? 

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